Guikahué (Pdci) livre le message de Gbagbo et Blé Goudé aux chefs de Communautés du Gôh et affirme: «En politique, parfois, on te fait manger ce que tu n’aimes pas…»

Guikahué (Pdci) livre le message de Gbagbo et Blé Goudé aux chefs de Communautés du Gôh et affirme: «En politique, parfois, on te fait manger ce que tu n’aimes pas…»

Pr Maurice Kakou Guikahué, député de Gagnoa sous-préfecture, par ailleurs Secrétaire exécutif du PDCI-RDA, a échangé, dimanche 8 septembre dernier, avec des chefs de communautés de la région du Gôh (départements de Gagnoa et Oumé), conduits par le chef départemental de la chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, Joseph Gadji. C’était à la salle ‘’Bonwely’’ (parole de paix) de Garahio.
Au total, plus de 70 chefs allochtones et allogènes ont répondu à l’appel du numéro deux du PDCI RDA et député de la circonscription de Gagnoa sous-préfecture. Après avoir parlé à ses parents, les chefs Bété de Gagnoa, Gban et Gouro d’Oumé, la semaine dernière (dimanche 1er septembre), le Secrétaire exécutif, dans sa série de rencontres, a voulu rencontrer les chefs de communautés afin de leurs expliquer le processus de réconciliation entamée par le président du PDCI RDA, Son excellence Henri Konan Bédié. «Je vous ai fait appel ce matin, comme j’ai convoqué la semaine dernière les chefs Bété, Gban et Gouro de toute la région du Gôh, pour vous porter certaines informations capitales pour la vie de la nation. Je le fais en ma qualité d’abord de numéro deux du plus vieux parti de Côte d’ivoire, mais surtout aussi en ma qualité de député de votre circonscription parce qu’en tant que député, je peux tenir des réunions partout dans le département, la région et en Côte d’Ivoire», a-t-il planté le décor.
Par la suite, il a expliqué aux chefs présents, la mission que le président du PDCI RDA lui a confiée dans le cadre de la réconciliation nationale. «Le président Bédié a été fonctionnaire, il a été ambassadeur, il a été maire, président de l’Assemblée nationale et président de la République, il est le plus âgé et le plus expérimenté des politiques en Côte d’Ivoire. Le président Bédié a mené une réflexion et il nous a appelés en nous disant que ce pays-là quel que soit ce que on va faire, on va construire 15 ponts, 20 routes des infrastructures, mais tant que notre cœur est noir là, ça ne peut pas marcher, tant que les cœurs ne sont pas encore libérés rien ne pourra aller. Si on veut aller loin, il faut faire la réconciliation. C’est pourquoi le président Bédié m’a envoyé vers Gbagbo et Blé Goudé, c’était une mission difficile et moi-même je ne savais pas comment faire. Mais Dieu merci, ça s’est très bien passé. Gbagbo et Blé Goudé m’ont bien reçu et nous sommes désormais en contact, nous sommes ensembles», a-t-il expliqué. En outre, Pr Maurice Kakou Guikahué a fait une confidence de son entretien avec Charles Blé Goudé. «Va dire merci au président Bédié, parce que toi, tu es de Gagnoa et c’est toi que le président Bédié envoie, il pouvait envoyer quelqu’un d’autre, mais il t’a envoyé chez Gbagbo, il t’a envoi chez moi. Même si nous, on devait être fâchés, comme c’est toi qui es venu là, on est d’accord. Et puis désormais, toi et nous là, on est réconcilié, parce que si nous trois, Gbagbo, moi Blé Goudé et toi Guikahué, si nous ne sommes pas réconciliés, on ne peut pas aller parler aux autres. Donc considérons que Gbagbo, moi Blé Goudé et toi Guikahué, nous sommes réconciliés et que la réconciliation doit venir de Gagnoa pour s’étaler dans toute la côte d’ivoire» a révélé l’émissaire de Bédié et d’ajouter que « j’en ai parlé aux parents la dernière fois et il m’ont donné l’autorisation pour venir vous en parlé parce que vous vivez à Gagnoa donc prochainement on va faire des rencontres ensemble de tous ceux qui veulent aller dans la dynamique de la réconciliation. On va se retrouver. Désormais, si vous voyez des délégations, où il y a des cadres du PDCI et du FPI et d’autres partis ne soyez pas surpris, c’est la réconciliation. On a vu que si on ne se réconcilie pas on ne peut pas aller loin». Gukahué a continué pour inviter les chefs de la communauté Baoulé, communauté à laquelle appartient le président Bédié à aller lui traduire ses remerciements pour la mission qu’il lui a confiée. «Il y a certains parmi vous qui appartiennent à la communauté du président Bédié donc si vous avez l’occasion de le rencontrer dites-lui merci de m’avoir envoyé faire des commissions difficiles. Il aurait pu envoyer n’importe qui, mais il a envoyé Guikahué chez Gbagbo, il a envoyé Guikahué chez Blé Goudé. C’est un honneur qui m’a été fait et je voudrais que vous lui dites merci».


L’émissaire de Gbagbo, Blé Goudé et Bédié n’a pas manqué d’expliquer la position de l’opposition significative sur la réforme de la CEI.
Le secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA, Pr Maurice Kakou Guikahué a expliqué aux chefs présents que la politique est faite pour le bonheur du peuple. «Quand on fait le développement, c’est par l’homme que ça commence. On dit souvent qu’il n’y a de richesse que d’homme, parce qu’on développe pour l’homme. Pourquoi on rentre en politique ? Tu rentres en politique, tu dis que tu veux devenir député parce que quand on bat campagne, on vient vous dire donnez-moi la parole, je vais parler en votre nom ? Mais si c’est pour parler en votre nom, c’est pour que les bonnes choses arrivent non? Ce n’est pas pour vous tuer. Donc la politique, ce n’est pas pour tuer. Et la politique c’est les compromis, on appelle compromis quoi ? Des choses claires, toi tu donnes l’autre donne et puis on met ensemble mais ce n’est pas compromission. La compromission c’est quand tu fais des choses qui ne sont pas correctes du tout. Et si tu n’es pas un homme de compromis et de réconciliation, il faut quitter la politique parce que la politique parfois on te fait manger ce que tu n’aimes pas mais tu manges parce que tu vois devant que c’est pour le peuple, c’est ça. Donc quand on travaille pour le peuple c’est pour que le peuple vive, ce n’est pas pour que le peuple meurt.» Et de faire cette confidence : «Quelqu’un a dit l’autre jour, on était au ministère de l’intérieur, il disait M. le ministre de l’intérieur faut dire merci à Guikahué parce que leur parti PDCI là, ils sont trop doux, mais si c’était nous là, ce qui s’est passé à Bassam-là, la Côte d’ivoire allait brûler. Au PDCI, ils sont gentils et j’ai répondu que nous on est gentil parce que c’est nous qui avons fait la Côte d’ivoire. Donc la Côte d’ivoire, c’est notre fille. Tu ne peux pas dire de tuer ton enfant même si tu es fâché. Il faut que l’enfant vive. Donc nous, au PDCI, notre philosophie politique, c’est que la Côte d’ivoire vive et se développe. C’est pourquoi nous sommes dans cette dynamique de la réconciliation». Concernant la Commission électorale indépendante, le secrétaire exécutif en chef du PDCI RDA a donné cet exemple : «Vous confiez quelque chose à Gadji (ndrl : président des chefs traditionnels du département de Gagnoa), mais vous lui dites ce qu’il doit faire et ce qu’il ne doit pas faire. Mais s’il fait ce qui n’est pas de son pouvoir, si les choses se gâtent, on va dire que c’est Gadji qui a mal travaillé. Alors que ce n’est pas son problème» a-t-il souligné avant de conclure avec cette révélation: «La CEI, façon c’est là, nous, on est dedans, on voit. Moi j’ai fait le golf donc personne ne peut rien m’expliquer en Côte d’ivoire.»
Gilles R. OMAEL, à Gagnoa

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