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Le général Gaston Ouassénan Koné (Vice-président du Pdci) dit ses vérités sur la réconciliation nationale: «On ne peut pas rester en situation d’antagonisme éternellement…Gbagbo, un autre grand leader va arriver bientôt»

Le général Gaston Ouassénan Koné (Vice-président du Pdci) dit ses vérités sur la réconciliation nationale: «On ne peut pas rester en situation d’antagonisme éternellement…Gbagbo, un autre grand leader va arriver bientôt»

Le général Ouassénan Koné Gaston, ancien ministre d’Houphouët passé vice-président du Pdci-Rda a reçu des journalistes à son domicile pour une interview à quelques jours d’une activité d’un mouvement de soutien du Pdci qu’il parraine.
Plusieurs questions ont été abordées notamment celle ayant un lien avec la rupture Bédié/Ouattara. Pour le général de gendarmerie à la retraite, il est évident que la mésentente entre ces deux leaders peut être préjudiciable à la stabilité du pays. Il a souhaité que la paix revienne entre ces deux grands de la politique ivoirienne, craignant pour le devenir de la Côte d’Ivoire si Bédié, Ouattara et Gbagbo dont il souhaite le retour ne s’entendent pas.
« On ne peut pas rester en situation d’antagonisme éternellement. C’est à nous leurs collaborateurs, leurs proches de mener des actions discrètes qui permettent que la paix revienne et qu’il y ait l’entente entre eux pour que nous puissions aller de l’avant. Parce que si les deux ne s’entendent pas, bientôt et nous le souhaitons vivement, on aura un autre grand leader qui va arriver. Il s’agit de Laurent Gbagbo. Vous vous rendez compte, si les trois leaders que sont Ouattara, Bédié et Gbagbo ne s’entendent pas, que va devenir la Côte d’Ivoire ? », a répondu M. Ouassénan ajoutant qu’on peut ne pas être du même parti et pouvoir travailler ensemble dans l’intérêt du pays.
Il n’a pas été tendre avec les cadres du Pdci qui ont abandonné le Pdci pour assouvir des intérêts personnels. A la question ‘’Que dites-vous des personnes qui travaillent à affaiblir votre parti ? », sa réponse est sèche et sans ambages. « C’est de bonne guerre. Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans le monde. Vous avez deux sortes de militants. Vous avez les militants de conviction. Ils ont une certaine conviction qu’ils défendent et restent quelles que soient les circonstances. A côté, vous avez les militants d’intérêt appelés les militants de la ‘’mangercratie’’ qui pensent d’abord à leur intérêt personnel au détriment de l’intérêt général. Si l’intérêt d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier, on les voit changer de camp et aller où on peut satisfaire l’intérêt d’aujourd’hui. Mais souvent ils oublient que l’intérêt d’aujourd’hui n’est pas forcément celui de demain. Et quand demain arrive, on les voit aussi changer de camp. De vrais essuie-glaces », a brocardé le vice-président du Pdci.
Avec Connectionivoirienne.net

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