18 DECEMBRE 1970 – 18 DECEMBRE 2021
Il y a 51 ans, l’Allemagne et la France créaient la société aéronautique Airbus

Créé le 18 décembre 1970, le constructeur qui a livré son premier avion en 1974, fête aujourd’hui ses cinquante ans d’aventure industrielle européenne.

Le 18 décembre 1970, le consortium Airbus est créé par l’Aérospatiale (créée par nationalisations et fusions successives de tous les constructeurs français), Messerschmitt-Bölkow-Blohm et VFW-Fokker pour développer et produire l’A300. Une vraie réussite industrielle européenne qui doit toutefois relever le défi de l’aviation plus durable et qui subit de plein fouet, comme tout le secteur de l’aéronautique, les conséquences de la pandémie du Covid-19.

130 000 salariés dans le monde

« Aujourd’hui, Airbus produit la moitié des grands avions commerciaux dans le monde et poursuit des activités florissantes dans les domaines des hélicoptères, de la défense et de l’espace », rappelait le 28 mai 2019, Guillaume Faury, le nouveau patron du géant aéronautique. « Nous employons 130.000 personnes hautement qualifiées dans le monde et nous sommes un puissant moteur de productivité, d’exportations et d’innovation pour l’Europe. »

Né de la décision il y a un demi-siècle de la France et l’Allemagne de lancer le programme A300B, Airbus forme avec son rival américain Boeing un duopole qui règne sans partage sur l’aéronautique civile mondiale.

Le géant des airs, issu de la réunion de constructeurs aéronautiques européens, a livré son premier avion, un A300B2, à Air France en 1974. Il y a quelques jours, il a passé le cap des 12.000 livraisons.

Un Airbus décolle ou atterrit toutes les 2 secondes

Alors qu’il lui aura fallu près de 20 ans pour livrer son millième appareil, les mille derniers auront été remis à leurs clients en 30 mois seulement. Aujourd’hui, un Airbus décolle ou atterrit dans le monde toutes les 2 secondes, et le carnet de commandes représente un peu moins de dix ans de production.

Ce succès s’est bâti sur des innovations technologiques comme les commandes de vol électriques, la protection du domaine de vol et le cockpit à deux pilotes, en dépit des résistances suscitées à l’époque. L’avionneur européen a surtout vite compris que pour s’imposer, il lui fallait percer aux États-Unis. Deux ingrédients suffiront: un avion, l’A300, et une compagnie, Eastern Air Lines, dont le patron Frank Borman perçoit l’intérêt de voler avec des avions plus rentables économiquement.

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