Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a présidé, le lundi 9 février, la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An, au 20ᵉ étage de l’immeuble Sciam, au Plateau. Autour de lui étaient réunis les membres du Cabinet, les directeurs généraux ainsi que les responsables des structures sous tutelle et rattachées au ministère.
Cette rencontre a permis de dresser le bilan de l’année 2025 et de définir les grandes orientations pour 2026. À cette occasion, le ministre a décliné huit priorités majeures qui structureront l’action de son département.
Il s’agira notamment de finaliser le programme économique et financier 2023-2026, de préserver la stabilité du cadre macroéconomique, de renforcer la mobilisation des ressources intérieures et d’accélérer les réformes des finances publiques. Le ministère entend également poursuivre la transformation du secteur financier, assurer une exécution rigoureuse du budget 2026 et élaborer dans les délais l’avant-projet de loi de finances 2027. À cela s’ajoutent la mise en œuvre des recommandations du GAFI en vue de la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise et le renforcement du dialogue avec le secteur privé.
Des perspectives macroéconomiques solides
Pour l’exercice 2026, le ministre a annoncé une croissance projetée à 6,7 %, une inflation contenue à 1,5 % et une pression fiscale attendue à 15,7 % du PIB, contre 15 % en 2025. L’État prévoit en outre de mobiliser 4 911,9 milliards de FCFA sur les marchés financiers régional et international afin de garantir la soutenabilité de la dette publique.
Le lancement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, aligné sur la vision du Président de la République, devrait consolider la gouvernance, intensifier la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux et soutenir la transformation structurelle de l’économie. « L’année 2026 ouvre un nouveau cycle stratégique pour notre pays », a affirmé le ministre.
Un exercice 2025 marqué par des performances encourageantes
Revenant sur l’année écoulée, Adama Coulibaly s’est félicité d’un taux d’exécution de 93 % de la feuille de route ministérielle. La mise en œuvre satisfaisante du programme économique et financier 2023-2026, ponctuée par deux revues concluantes et l’évaluation de la Facilité pour la résilience et la durabilité, a permis à la Côte d’Ivoire de mobiliser environ 900 milliards de FCFA auprès du FMI.
Sur le marché régional, 3 582,7 milliards de FCFA ont été levés, soit 114 % de l’objectif. À l’international, les opérations ont inclus un eurobond de 1 073 milliards de FCFA, un eurobond en FCFA de 220 milliards et un Samouraï bond de 191,2 milliards de FCFA, confirmant le positionnement du pays parmi les émetteurs innovants en Afrique.
Le règlement de la dette fournisseurs s’est poursuivi, avec 1 556,8 milliards de FCFA payés à 6 721 prestataires à fin 2025, dans le respect du délai réglementaire de 90 jours. Par ailleurs, le déficit budgétaire devrait revenir à 3 % du PIB en 2025, contre 6,7 % en 2022, traduisant un retour progressif à la norme communautaire.
L’amélioration du profil de risque pays a également été soulignée, avec le relèvement de la note de la Côte d’Ivoire par Fitch Ratings, passée de BB- à BB avec perspective stable.
Appel à l’engagement collectif
Prenant la parole, la Directrice de Cabinet, Minafou Fanta Coulibaly-Koné, a salué le leadership du ministre et appelé l’ensemble du personnel à une mobilisation accrue, dans un contexte marqué par l’élargissement du portefeuille ministériel au volet Économie. Elle a réaffirmé l’engagement total des équipes à accompagner le ministre dans la mise en œuvre des priorités fixées pour 2026.
S.A
