D’après fratmat info, Depuis sept ans, le Quotient intellectuel et talents artistiques d’Abidjan (QITAA) s’impose comme un événement socio-culturel majeur en Côte d’Ivoire. À la croisée de l’éducation, de la culture et de la citoyenneté, cette initiative dépasse largement le cadre d’une simple compétition estudiantine. Porté par une vision ambitieuse, le QITAA se veut un véritable outil de formation humaine et intellectuelle de la jeunesse.
Son commissaire général, Ibrahim Fama Diabaté, revient sur la genèse du projet, ses défis, ses acquis et ses perspectives.
Une initiative née de la passion pour la jeunesse
Le QITAA trouve ses racines dans une passion personnelle de son promoteur pour l’événementiel et l’encadrement des jeunes. Auditeur de formation, Ibrahim Fama Diabaté a très tôt développé le goût de l’organisation et de la création de cadres de rassemblement pour la jeunesse. Bien avant son intégration à l’université Nord-Sud, il animait déjà des activités récréatives à Port-Bouët, visant à offrir des moments de détente et de convivialité aux jeunes.
Mais l’ambition a évolué avec le temps. « Il fallait aller au-delà du simple divertissement et proposer quelque chose de plus structuré, avec un véritable impact éducatif et culturel », explique-t-il. C’est de cette réflexion qu’est né le QITAA, conçu comme un pont entre l’intellect et la culture, afin de révéler tout le potentiel de la jeunesse ivoirienne.
Un concept original mêlant savoir et traditions
Le QITAA est avant tout un challenge interuniversitaire qui met en compétition des étudiants autour de disciplines aussi variées que la culture générale, l’histoire, la cuisine traditionnelle, la danse, le génie en herbe et les épreuves intellectuelles. Particularité notable : tous les participants portent des tenues traditionnelles, renforçant l’ancrage identitaire de l’événement.
« Le QITAA, c’est quand l’intelligence et la tradition réconcilient la jeunesse ivoirienne », souligne le commissaire général.
Chaque candidat représente une région, une culture et une histoire. À travers ce concept, les organisateurs veulent démontrer que l’intelligence ne se limite pas aux bancs de l’université, mais s’exprime aussi dans la maîtrise des valeurs culturelles et du patrimoine national.
La culture comme socle de formation citoyenne
L’ancrage culturel du QITAA répond à une volonté claire : valoriser la diversité ivoirienne et reconnecter les jeunes à leurs racines. Dans un contexte où beaucoup n’ont plus l’occasion de retourner au village, le projet propose des immersions culturelles dans différentes localités du pays. Les étudiants y découvrent les us et coutumes, la gastronomie, les danses et l’histoire des peuples qu’ils représentent.
Cette expérience, vécue sur le terrain, permet aux participants de mieux comprendre leur identité et de renforcer leur sentiment d’appartenance. Une démarche que les organisateurs considèrent comme essentielle à la construction de citoyens responsables.
Des défis, mais aussi de grandes avancées
Depuis son lancement, le QITAA a dû faire face à plusieurs défis, notamment la réticence de certaines universités à s’engager dans le projet, ainsi que la question du financement.
Organisé en grande partie sur fonds propres, l’événement avance grâce à la persévérance de son équipe.
Malgré ces contraintes, les acquis sont significatifs. L’organisation de la finale au Palais de la culture et la signature d’un partenariat officiel avec cette institution marquent une étape décisive.
« C’est une reconnaissance forte du travail accompli », se réjouit Ibrahim Fama Diabaté, qui salue également l’adhésion croissante des universités et l’engouement du public.
Une édition 2026 ambitieuse et innovante
La 7ᵉ édition du QITAA, prévue pour 2026, s’annonce particulièrement riche. Les éliminatoires débuteront en février, avant une grande finale programmée en mai au Palais de la culture. L’événement s’articulera autour de quatre temps forts : une action sociale au CHU de Treichville, un panel de personnalités inspirantes, la compétition finale et un grand concert réunissant des artistes ivoiriens.
Parmi les innovations majeures figure l’ouverture du QITAA aux élèves de première et terminale, qui concourront aux côtés des étudiants, ainsi que l’organisation d’éliminatoires à Yamoussoukro et Bouaké, renforçant ainsi la dimension nationale du projet.
Un regard confiant sur la jeunesse ivoirienne
Pour Ibrahim Fama Diabaté, la jeunesse ivoirienne regorge de potentiel.
« Elle a besoin de cadres structurants, de repères et d’encadrement », affirme-t-il. Le QITAA se positionne comme un espace sain, alliant apprentissage, culture et divertissement, contribuant à former les leaders de demain.
À terme, l’ambition est claire : internationaliser le QITAA et en faire une vitrine culturelle ivoirienne à l’échelle africaine et mondiale.
« Le QITAA est un projet de société », conclut son commissaire général, appelant autorités, partenaires et citoyens à s’unir pour accompagner cette initiative porteuse d’avenir.
S.A
