Selon abidjan.net, Après plusieurs semaines de tensions, le Conseil Café-Cacao (CCC) et les syndicats ont renoué le dialogue à l’issue de rencontres tenues la semaine dernière avec l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA). Selon des sources concordantes, la possibilité d’un retrait de plainte contre des syndicalistes a contribué à décrisper la situation.
Ce retour au dialogue a permis de restaurer la sérénité dans un secteur stratégique pour le pays, premier producteur mondial de cacao, matière première essentielle à la fabrication du chocolat. Les déclarations jugées maladroites ces dernières semaines avaient alimenté les inquiétudes sur les marchés internationaux.
À la faveur de cet apaisement, les exportateurs ont repris leurs achats sur le terrain. Les multinationales, jusque-là prudentes, ont recommencé à acquérir des contrats de déblocage en vue de l’exportation. En quelques jours seulement, des volumes importants de fèves ont été achetés auprès du régulateur, tandis que les discussions commerciales se poursuivent en vue d’augmenter les volumes autorisés à l’export.
Ces transactions ont été rendues possibles grâce à des consultations discrètes entre le CCC et les transformateurs installés dans le pays. Parallèlement, l’OIA joue un rôle déterminant dans le programme de rachat du stock résiduel encore détenu par les producteurs et les coopératives, contribuant ainsi à accélérer les enlèvements avant l’ouverture de la campagne intermédiaire prévue le 1er avril.
Cette campagne s’annonce toutefois dans un contexte international difficile. Depuis janvier 2026, les cours mondiaux du cacao ont chuté de plus de 50 %, sous l’effet d’un ralentissement de la consommation mondiale de chocolat et d’une baisse de la demande. La filière ivoirienne avait récemment été secouée par une accumulation de stocks dans les villages et les magasins d’acheteurs, conséquence directe de ces tensions commerciales et de la contraction du marché mondial.
Malgré ces défis, les autorités et les acteurs de la chaîne de valeur affichent leur volonté commune de garantir une rémunération équitable aux producteurs, conformément aux engagements du Président Alassane Ouattara en faveur du monde agricole.
S.A
