Sécurité :
La Côte d’Ivoire muscle son dispositif pour protéger les populations

Selon abidjan.net, La Côte d’Ivoire enregistre des avancées notables en matière de sécurité, grâce aux investissements continus de l’État dans le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces efforts ont permis une amélioration significative de l’indice de sécurité, qui est passé de 6,8 en 2011 à 1,2 en 2025.

Sur le terrain, cette évolution se matérialise par la construction et l’équipement d’infrastructures sécuritaires modernes à travers le pays. Dans la région du Bélier, la ville de Didiévi s’est dotée d’un nouveau commissariat inauguré le 25 avril 2025. Cette infrastructure comprend notamment 14 bureaux, deux violons, un poste de police, une salle de garde à vue, une armurerie, une salle de réunion, ainsi que des équipements informatiques modernes.

Dans le nord du pays, Ferkessédougou a vu l’inauguration, le 28 février 2025, d’un deuxième commissariat visant à renforcer la présence sécuritaire dans une zone confrontée à diverses menaces. Des dizaines d’agents y sont mobilisés quotidiennement pour lutter contre toutes les formes de criminalité.

À Daloa, un district de police inauguré le 4 octobre 2025 est venu compléter le dispositif existant afin d’assurer la protection des personnes et des biens. Cette nouvelle infrastructure contribue également à instaurer un climat sécuritaire propice au développement des activités économiques locales.

Dans la région du Poro, les efforts se sont poursuivis avec la construction de commissariats à Korhogo et à Sohouo, ainsi que l’ouverture d’une école de police à Korhogo, destinée à renforcer la formation des agents.

Le bilan gouvernemental sur la période 2011-2025 fait état de la création de 35 commissariats de police, de sept districts de police, de 11 postes de police frontière, de cinq antennes régionales de la Direction des renseignements généraux, de 11 services régionaux de police judiciaire, de 10 groupements mobiles d’intervention, de six compagnies républicaines de sécurité, de la Force de recherche et d’assaut de la police, de la Brigade des mœurs, ainsi que du déploiement de l’unité Police Recours dans l’ensemble des 12 préfectures de police.

Par ailleurs, d’importants investissements ont été consentis dans les technologies de sécurité. Ils ont permis la mise en place de la vidéoprotection urbaine dans les 12 préfectures de police et dans plusieurs villes stratégiques, l’interconnexion de 105 sites de traitement dans le cadre du Système d’information policière d’Afrique de l’Ouest (SIPAO), la poursuite du projet technologique de lutte contre le terrorisme et la création de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité.

Onze antennes de la Police technique et scientifique ont également été créées pour appuyer les enquêtes. Le volet ressources humaines n’a pas été en reste, avec une augmentation du quota de recrutement. L’effectif de la Police nationale dépasse aujourd’hui 25 000 agents, régulièrement mobilisés pour la sécurisation des fêtes, des élections et des grands événements, notamment la Coupe d’Afrique des nations 2023.

L’ensemble de ces actions, fondées sur la coordination et la cohérence des forces engagées, contribue au maintien d’un climat de paix durable. Le Président de la République, Alassane Ouattara, a d’ailleurs réaffirmé le soutien constant de l’État aux Forces de défense et de sécurité dans son message à la Nation du 31 décembre 2025, saluant leur professionnalisme et leur engagement au service de la nation.

S.A