Le vendredi 2 mars 2018, la capitale burkinabè Ouagadougou a été frappée par une attaque djihadiste coordonnée, dans le contexte de la guerre du Sahel. Les terroristes ont ciblé l’ambassade de France et l’état-major général des armées du Burkina Faso.
Cette attaque, perpétrée par deux équipes d’assaillants sur deux sites distants de 1 500 m, l’un à proximité de l’ambassade de France, l’autre devant l’Institut français et l’état-major général des armées à Ouagadougou, a fait au moins une trentaine de morts, dont sept membres des forces de défense et de sécurité burkinabè. Des témoins ont rapporté des échanges de tirs intenses et des explosions, après que des hommes armés ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers leurs cibles.
Les forces de sécurité ont rapidement été déployées pour neutraliser les assaillants. Cet évènement s’inscrit dans une série d’actions djihadistes visant régulièrement Ouagadougou et le nord du pays. Les autorités Burkinabès ont identifié Ayouri al-Battar, chef de la katiba Al-Mourabitoune, comme coordonnateur présumé de l’opération.
