Le 3 mars, le Malawi commémore un épisode tragique de sa lutte anti coloniale lors de la journée des martyrs, une fête nationale qui rend hommage aux combattants de l’indépendance face à la domination britannique.
En 1953, les Britanniques créent la Fédération centrafricaine (CAF) en regroupant le Nyassaland et les deux Rhodésie (actuelles Zambie et Zimbabwe), avec l’objectif de préparer une indépendance sous domination blanche, à l’image de l’Afrique du Sud. Ce projet provoque une forte opposition des nationalistes africains, dont Hastings Banda, président du Congrès africain du Nyassaland.
Le 3 mars 1959, un soulèvement éclate contre l’autorité britannique. La répression est violente : l’état d’urgence fut décrété au Nyassaland (actuel Malawi), entraînant des arrestations massives et la mort de nombreux manifestants. Banda et d’autres dirigeants sont emprisonnés et leur parti interdit.
Ces événements ont marqué un tournant décisif vers l’indépendance, obtenue le 6 juillet 1964.
Cette journée symbolise l’unité et la détermination du peuple malawien. Elle est marquée par des cérémonies officielles, des prières, des activités éducatives et des minutes de silence, afin d’honorer les martyrs et de transmettre aux générations futures la mémoire des sacrifices consentis pour la liberté.
