Le 13 avril 1975, la fusillade d’un autobus palestinien dans un faubourg de Beyrouth mène à quinze années de guerre civile au Liban, aux causes à la fois nationales et régionales.
La guerre au Liban éclate à cause du système institutionnel, économique et social qui repose, depuis le « Pacte national » de 1943, sur les appartenances confessionnelles. La présence de troupes palestiniennes (OLP) et leurs combats avec l’armée israélienne contribuent aussi à créer une situation explosive.
Alors des affrontements entre milices chrétiennes (Kataëb) et musulmanes dégénère en conflit à Beyrouth puis se répand dans tout le pays faisant entre 150 000 et 250 000 morts et de nombreux disparus et exilés.
Les hostilités cesseront temporairement en 1976 grâce aux pressions de pays membres de la Ligue arabe, dont la Syrie, qui envoie un important contingent sur le terrain.
En dépit de nombreux cessez-le-feu, le Liban restera néanmoins en proie à des déchirements profonds qui se poursuivront encore au cours des années 80.
La guerre civile, terrible et de plus en plus « confessionnalisée » se poursuivra tandis qu’Israël envahit le Liban en 1982. Les accords de Taëf d’octobre 1989 y mettent théoriquement fin.
