La deuxième guerre du Congo, aussi connue sous le nom de « guerre mondiale de l’Afrique », a débuté le 2 août 1998 et prit officiellement fin le 17 décembre 2002 par la signature d’un accord de paix global entre les belligérants, bien que l’instabilité ait persisté dans l’Est du pays jusqu’au 30 juin 2003 date à laquelle l’accord fut formellement adopté. L’accord décrivait un plan pour une transition gouvernementale qui devait aboutir à des élections présidentielles et législatives dans les deux ans de la signature.
Les causes de cette guerre sont complexes, mêlant des tensions ethniques liées au génocide rwandais de 1994, la convoitise des ressources minières (finançant les groupes armés), la corruption politique, et l’instabilité régionale et elle impliquait plusieurs pays africains (la République démocratique du Congo (RDC), l’Angola, le Zimbabwe, le Rwanda, l’Ouganda, la Namibie, le Tchad, le Soudan et le Burundi). En bref, la guerre était à la fois une lutte nationaliste congolaise contre l’ingérence étrangère et une « ruée vers les ressources », utilisant les divisions ethniques comme prétexte, dans un contexte de faiblesse de l’État. Elle a eu des conséquences dévastatrices faisant plus de 5,4 millions de morts, principalement à cause de la violence, des maladies et de la malnutrition, des déplacements massifs (4 millions de déplacés internes, 2 millions vers les pays voisins), l’utilisation massive du viol comme arme de guerre, la destruction des infrastructures, un effondrement des services de santé et une exploitation accrue des ressources naturelles (minerais), alimentant un cycle de violence et de pauvreté qui perdure aujourd’hui, notamment avec la persistance de l’impunité et la reprise de conflits.
Bien que la deuxième guerre du Congo soit officiellement terminée, l’Est de la RDC reste le théâtre de conflits armés avec de nombreux groupes actifs, tels que le M23, qui continuent de provoquer des déplacements de population et des crises humanitaires.
