12 janvier 2010– 10 janvier 2026
Il y a 16 ans, le séisme de 2010 frappait l’Haïti

Le 12 janvier 2010 en Haïti, un séisme d’une magnitude comprise entre 7,0 et 7,3, a frappé le pays près de Port-au-Prince, provoquant l’une des pires catastrophes humanitaires de son histoire. L’épicentre, situé à faible profondeur, a causé la mort de plus de 250 000 personnes avec des destructions massives dans la capitale et dans plusieurs villes voisines comme Léogâne, Carrefour et Gressier, où de nombreux bâtiments, mal construits et sans normes parasismiques, se sont effondrés.

Le bilan humain est extrêmement lourd, avec des centaines de milliers de morts et de disparus, dont de nombreux responsables politiques, intellectuels, artistes, ainsi que 101 employés de l’ONU, y compris des dirigeants de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). L’identification des victimes a été difficile, et de nombreux corps ont été enterrés dans des fosses communes, suscitant des tensions culturelles et religieuses.

La catastrophe a entraîné de graves problèmes logistiques : l’aéroport et le port de Port-au-Prince ont été fortement endommagés, compliquant l’acheminement de l’aide internationale. La distribution d’eau, de nourriture et de soins a été ralentie par la destruction des infrastructures et le manque de coordination.

Sur le plan sanitaire, les conditions de vie précaires dans les camps de réfugiés ont favorisé les risques d’épidémies. Malgré l’aide de l’UNICEF et de l’OMS, une épidémie de choléra est apparue fin 2010, faisant plus de 5 000 morts en un an.

Enfin, le séisme a aggravé une situation sécuritaire déjà fragile : évasions massives de prisonniers, pillages, violences et risques de trafic humain ont nécessité le déploiement de forces internationales pour sécuriser l’aide humanitaire. Cette catastrophe a mis en évidence l’extrême vulnérabilité d’Haïti, tant sur le plan institutionnel que social.