Le 03 avril 2010, le monument de la renaissance est inauguré par le président Sénégalais Abdoulaye Wade en présence de plusieurs chefs d’État africains, de personnalités internationales, lors d’une cérémonie officielle à la veille du cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal.
L’ouvrage de 52 mètres en bronze et cuivre, situé à Ouakam, une commune d’arrondissement de Dakar, fait partie des grands projets d’Abdoulaye Wade et symbolise la dignité de l’Afrique, émergeant des cendres de la colonisation et de l’esclavage. Le monument incarne ainsi la renaissance africaine, et pousse un appel à l’émancipation, au progrès et à la solidarité entre les peuples africains.
Érigé sur l’une des deux collines volcaniques coniques qui surplombent la capitale sénégalaise, les Mamelles, sa construction débute en 2002 et est réalisée par des ingénieurs et artistes sénégalais en collaboration avec le peintre et sculpteur roumain Virgil Magherusan et d’une entreprise de la Corée du Nord spécialisée dans la construction de monuments.
Le monument représente un homme musclé, torse nu, vêtu d’un pagne symbolisant ainsi la force et la protection, et tenant sur son bras gauche une femme élégante qui semble s’envoler incarnant la beauté et la fécondité, et portant sur son bras droit un enfant en direction du ciel qui représente l’avenir et l’espoir d’une nouvelle génération africaine.
Cependant l’idée de ce Monument de la Renaissance Africaine a suscité des controverses sur plusieurs points notamment le coût de construction : estimé entre 9 et 15 milliards de francs CFA (soit environ 15 à 23 millions d’euros), financé en grande partie par l’État sénégalais dans un contexte de crise économique puis le style artistique et l’apparence du monument, jugés trop imposants ou ne représentant pas fidèlement la culture africaine.
Malgré ces critiques, le monument est aujourd’hui l’un des sites touristiques les plus visités de Dakar et du Sénégal, et demeure un symbole fort pour l’Afrique.
