Le 29 janvier 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso quittent officiellement la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) après plus d’une année de fortes tensions diplomatiques, comme l’avait annoncé les juntes au pouvoir dans les trois pays le 28 janvier 2024.
Les raisons de ce retrait après 49 ans d’adhésion sont entre autres, le manque de soutien des autres états membres dans lutte contre le terrorisme, les sanctions « illégales » et « inhumaines » qui leur ont été imposée après les coups d’État qui les ont portés au pouvoir et par ailleurs ils dénoncent l’influence occidentale.
Ces pays sahéliens dirigés par des militaires ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES) afin de renforcer leur intégration politique, économique et sécuritaire pour remplacer leur adhésion à la CEDEAO.
Le retrait affaiblit la CEDEAO désormais réduite à 12 membres et entraîne des incertitudes concernant la libre circulation des personnes et des biens, les échanges commerciaux et la poursuite de projets d’infrastructures financés par l’Organisation, (plus de 500 millions de dollars) et un isolement diplomatique accru pour ces pays enclavés.
En somme, ce retrait, bien qu’irrévocable pour les juntes de l’AES, entraîne une séparation complexe nécessitant une réorganisation profonde des liens économiques, sociaux et sécuritaires dans la région, cependant ils demeurent membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) tout en conservant le Franc CFA.
