Côte d’Ivoire
Des haies vives instaurées pour protéger les parcelles de coton dans le nord ivoirien

Un atelier stratégique s’est tenu à Bouaké, dans le cadre du projet de résilience des systèmes cotonniers du Nord de la Côte d’Ivoire (RESCO), dans le but de définir les modalités de mise en œuvre des haies vives.

Une innovation, destinée à protéger les sols et à apaiser les tensions sociales dans le bassin cotonnier du Nord.

​Les acteurs majeurs de l’or blanc ivoirien accueillis à Bouaké, pour un atelier de cadrage décisif, Organisé sous l’égide du projet Résilience des systèmes cotonniers (Resco), en partenariat avec l’Intercoton et le Fond interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (FIRCA).

Cet événement marque le lancement de la dernière phase des innovations de conseil agricole prévues par le programme.

Selon Anderson Ehouman, directeur du département Culture d’exportation et diversification au Firca, la Côte d’Ivoire a pris le temps de capitaliser les expériences similaires, notamment au Bénin.

« La mise en place de haies vives dans la filière coton a connu un décalage, en raison de la nécessité d’aller capitaliser des expériences similaires ailleurs, notamment au Bénin, afin de tirer des leçons techniques et organisationnelles, avant son lancement effectif dans notre pays », a-t-il révélé.

Il a également indiqué que l’initiative vise à protéger environ 850 hectares de parcelles de coton, soit près de 119 kilomètres de haies vives à réaliser.

« Les principales espèces végétales qui vont servir de haies vives sont le jatropha, le campêché et le ziziphus », a révélé le directeur du département Culture d’exportation et diversification au Firca.

​  L’implantation de ces barrières végétales ne répond pas seulement à une exigence esthétique, mais s’inscrit dans une triple mission stratégique. ​Préserver les sols en luttant  contre l’érosion pour maintenir la fertilité des parcelles, utiliser la biomasse comme source de fumier organique. Créer une barrière physique pour empêcher l’intrusion du bétail et réduire ainsi les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs.

Nalogo Yéo, responsable technique de la Fédération des producteurs de coton (Fpc-CI), voit en ces haies un rempart indispensable contre les dégâts causés par les animaux. Pour lui, cette barrière  est un signal fort envoyé pour le respect des espaces de culture.

​L’atelier a permis de clarifier les responsabilités de chacun, notamment les experts, les sociétés cotonnières et les  encadreurs, afin de passer de la théorie à la pratique sur le terrain.

Nalogo Yéo, responsable technique à la Fédération des producteurs de coton de Côte d’Ivoire (Fpc-CI), grands bénéficiaires de cette mise en place de haies vives, approuve cette initiative.

« Il faut reconnaître qu’avec ces haies vives, nos parcelles seront protégées contre les animaux qui y causent des dégâts. Si l’éleveur n’est pas animé de mauvaises intentions, il devrait respecter cette barrière », s’est-il montré optimiste.

Pendant des travaux,  les acteurs concernés, ont procédé à l’analyse des acquis de la phase initiale, à définir les rôles et responsabilité des différents membres et donner des directives pour l’exécution du projet.

D.S