Densification de la carte sanitaire : des infrastructures renforcées pour mieux servir les populations

Depuis une dizaine d’années, la Côte d’Ivoire multiplie les investissements afin de consolider son système de santé et d’élargir la couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire. À travers cette politique, le gouvernement ambitionne de faire du pays un hub médical de référence en Afrique de l’Ouest.

Dans cette dynamique, plusieurs infrastructures sanitaires modernes ont été construites, réhabilitées et équipées pour améliorer l’accès aux soins et la qualité des services offerts aux patients. Un programme d’investissement estimé à 100 milliards de FCFA a ainsi été déployé pour répondre aux besoins grandissants des populations.

Parmi les réalisations majeures figurent les travaux de construction, de réhabilitation et d’équipement des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Man, Bouaké, Katiola, Boundiali et Danané. À ces infrastructures s’ajoutent des structures spécialisées telles que l’Institut de cardiologie de Bouaké, le futur Centre national de radiothérapie et d’oncologie médicale (CNROM) de Grand-Bassam, ainsi que le Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), dédié à la prise en charge du cancer.

Ces investissements traduisent l’engagement des autorités à moderniser le système de santé et à garantir un meilleur accès aux soins pour tous.

Le renforcement du maillage sanitaire s’est également traduit par une augmentation du nombre d’infrastructures. Le nombre de Centres hospitaliers universitaires (CHU) est passé de 4 en 2015 à 5 en 2021. Dans le même temps, les Centres hospitaliers régionaux (CHR) sont passés de 17 à 20, tandis que les services de maternité ont fortement progressé, passant de 1 137 à 1 733.

Cette politique a contribué à rapprocher les services de santé des populations. La proportion de personnes vivant à moins de 5 km d’un centre de santé est ainsi passée de 73,4 % en 2015 à 76 % en 2022.

Par ailleurs, les indicateurs sanitaires ont connu une amélioration notable. La mortalité infantile est passée de 84,5 ‰ en 2015 à 58,5 ‰ en 2021, tandis que la mortalité infanto-juvénile a reculé de 135,4 ‰ à 78,7 ‰ sur la même période.

Ces progrès reflètent une amélioration de l’accès aux soins de base et un renforcement de l’inclusion sanitaire. Les efforts engagés devraient continuer à produire des résultats positifs sur l’état de santé des populations, d’après abidjan.net.

PAR AMINATA S.