L’Iran a confirmé dimanche la mort de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, à l’âge de 86 ans, et a immédiatement proclamé une période de deuil national de 40 jours, ainsi que sept jours fériés officiels à travers le pays.
La nouvelle a été annoncée par la télévision d’État iranienne, où un présentateur a salué la mémoire de Khamenei, affirmant que « sa voie et sa mission ne seront ni perdues ni oubliées ; elles seront au contraire poursuivies avec davantage de vigueur et de zèle ».
Depuis 1989, Khamenei dirigeait la République islamique d’Iran en tant que guide suprême, concentrant entre ses mains l’essentiel des pouvoirs politiques, religieux et militaires. Son décès, intervenu à un moment de fortes tensions régionales, marque un tournant historique dans la vie politique iranienne.
Les premières réactions ont été visibles dans plusieurs villes iraniennes : des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran, vêtues de noir et pour beaucoup en larmes, certains brandissant des portraits du dirigeant et scandant des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël.
En parallèle, les autorités iraniennes ont promis de punir « sévèrement » les responsables de ce qu’elles qualifient d’attaque ayant causé la mort du guide suprême.
Les modalités exactes de la succession au poste de guide suprême doivent être précisées dans les prochains jours, alors que le régime iranien met en place les mécanismes constitutionnels pour assurer la transition.
S.A
