Le 19 mars 1962, le gouvernement français signait avec le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA), les Accords d’Évian et un cessez-le-feu.
La guerre d’Algérie s’inscrit dans le contexte de la décolonisation mondiale et est aggravé par des enjeux économiques (pétrole et gaz). Dans la nuit du 1er novembre 1954, le conflit débute avec des attentats du Front de Libération Nationale (FLN), marquant près de huit ans de lutte contre la colonisation française, instaurée depuis 1830 et fondée sur de fortes inégalités entre colons et populations locales.
Face à l’échec des réformes et à la montée du nationalisme, la lutte armée s’intensifie. Le FLN mène des actions violentes, auxquelles la France répond par une répression brutale, incluant la torture. Malgré des difficultés militaires, le FLN internationalise la cause algérienne et crée le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne en 1958. Par ailleurs, des groupes opposés à l’indépendance, comme l’Organisation armée secrète (OAS), multiplient les attentats et tentatives d’assassinat.
La guerre fait un très lourd bilan humain (centaines de milliers de morts). Elle entraîne aussi des conséquences majeures : exode massif des « pieds-noirs », massacres de harkis, violences persistantes, et en France, le retour de De Gaulle ainsi que la mise en place de la Ve République.
Les négociations aboutissent aux Accords d’Évian puis à un cessez-le-feu en mars 1962. L’Algérie devient officiellement indépendante le 5 juillet 1962.
