Dans un contexte d’instabilité politique dans le pays et face à une escalade de la menace de l’islamisme militant, le 23 janvier 2022 débute un coup d’État militaire.
Une mutinerie de soldats réclamant le limogeage de la hiérarchie militaire et davantage de moyens contre l’insécurité éclate à Ouagadougou.
Le lendemain, cette mutinerie se transforme en coup d’État avec l’arrestation et la démission forcée du président Roch Marc Christian Kaboré, la suspension de la Constitution et la prise du pouvoir par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). Il annonce « une ère nouvelle » et une « opportunité de célébrer l’intégrité ».
La France, l’ONU et la CEDEAO condamnent le putsch, tandis que des manifestations de soutien populaire ont lieu dans la capitale, montrant un apparent soutien populaire au coup d’État.
Quelques mois plus tard, un autre coup d’État renverse le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et porte le capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir.
