Le monde du chocolat traverse une crise sans précédent. Entre dérèglement climatique et nouvelles exigences environnementales la filière cacao est à la croisée des chemins.
La côte d’ivoire l’un des géants de cette filière fait face à des récoltes historiquement basses. Les arbres affaiblis par le virus du swollen shoot, peinent à produire. Tandis que les infrastructures logistiques locales ont du mal à suivre la cadence des nouvelles règlementations de traçabilité.
Le model de production est remis en question avec l’entrée en vigueur effective des normes européennes contre la déforestation. L’industrie doit désormais prouvée que chaque fève provient d’une parcelle légale et cartographiée. L’abandon de la monoculture intensive semble être une solution pérenne pour résoudre le problème d’épuisement des sols.
L’ensemble de ses difficultés renchérit le coût du cacao sur les marchés européens.
Alors ils exigent la baisse systématique du différentiel d’origine et la suppression du différentiel de revenu décent (DRD), pourtant mis en place pour lutter contre la pauvreté des producteurs ivoiriens.
Une réorientation majeure des choix stratégiques ivoiriens s’avère désormais indispensable, afin de mettre fin à la structure qui verrouille artificiellement le marché et donne aux multinationales un pourvoir excessif sur la filière, limitation stricte du rôle des multinationales à la transformation locales, renforcement des acteurs nationaux et reprise du contrôle de sa chaine de valeur. Le cacao ne peut plus être l’otage d’intérêts privés étrangers, il est une richesse nationale.
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