École ivoirienne :
Des résultats en hausse et des réformes qui portent leurs fruits

Résultats en hausse aux examens, infrastructures modernisées, innovations pédagogiques et gouvernance renforcée : l’année scolaire 2024-2025 marque un tournant décisif pour le système éducatif ivoirien.

L’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus marquantes dans la transformation de l’éducation nationale en Côte d’Ivoire. Sous l’impulsion de la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, l’école ivoirienne a poursuivi sa profonde mutation à travers des réformes structurantes, des investissements soutenus et une gouvernance plus efficiente.

Cette dynamique s’appuie sur la mise en œuvre progressive des recommandations issues des États généraux de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (EGENA), qui constituent le socle de la refondation du secteur.

Des résultats en nette progression aux examens

Les performances enregistrées lors des examens à grands tirages confirment cette orientation. Le taux de réussite au Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) s’est établi à 86,58 %, en hausse de 3,12 points. Celui du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a connu une progression significative, atteignant 51,41 %, soit une augmentation de 11,23 points. Quant au baccalauréat, il affiche un taux de réussite de 40,15 %, en hausse de près de six points par rapport à l’année précédente.

Infrastructures modernes et programmes structurants

L’année scolaire 2024-2025 a également été marquée par d’importantes avancées sur le plan infrastructurel. À travers le Programme d’appui à la transformation de l’éducation de base (PATEB), financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et mis en œuvre avec l’UNESCO, l’État a renforcé l’accès, la qualité et la gouvernance de l’éducation de base.

Le Programme de renforcement du système éducatif de base (PRESEB) est venu compléter ces efforts, notamment par la formation des enseignants, la dotation en matériels pédagogiques et l’intégration de la santé scolaire. Ces actions ont permis la construction et la réhabilitation de nombreuses salles de classe sur l’ensemble du territoire, l’inauguration du CAFOP supérieur d’Anyama, le plus grand d’Afrique de l’Ouest, ainsi que celle du lycée d’excellence de jeunes filles Dominique Ouattara de Sinématiali. Plusieurs chantiers sont par ailleurs en cours, notamment à Abengourou.

Parallèlement, les campagnes de sensibilisation contre les grossesses en milieu scolaire, la distribution de kits scolaires, le renforcement du dialogue social avec les syndicats et l’intensification de la lutte contre l’analphabétisme ont contribué à consolider les acquis.

Recrutement, inclusion et innovations pédagogiques

La dynamique de transformation s’est poursuivie tant au primaire qu’au secondaire. Comme les années précédentes, le concours d’entrée dans les Centres d’animation et de formation pédagogique (CAFOP) a permis le recrutement de 5 000 nouveaux enseignants.

Au secondaire, en complément des affectations issues de l’École normale supérieure (ENS), le gouvernement a procédé à un recrutement exceptionnel de 2 885 enseignants contractuels dans plusieurs disciplines afin de répondre aux besoins croissants. Parmi les innovations majeures figure l’installation de « Girls rooms », des espaces dédiés aux jeunes filles dans plusieurs établissements scolaires.

La réforme des Comités de gestion des établissements scolaires (COGES), l’amélioration de la gestion financière et la promotion de la redevabilité ont favorisé une gouvernance scolaire plus efficace. Sur le plan pédagogique, le Programme national d’amélioration des premiers apprentissages scolaires (PNAPAS) a renforcé les compétences fondamentales dès le primaire.

L’école inclusive demeure une priorité, avec une meilleure prise en charge des enfants en situation de handicap et, pour la première fois, l’élaboration de manuels scolaires spécifiques. La Bourse nationale du manuel scolaire (BONAMAS) permet, par ailleurs, de faciliter l’accès des élèves aux manuels scolaires.

Accélération de la digitalisation

Pilier central des EGENA, la digitalisation a connu une avancée significative avec le déploiement de la plateforme « Mon école à la maison », la mise en place du Système intégré de gestion de l’éducation (SIGE) et l’extension des classes virtuelles.

L’année scolaire 2024-2025 confirme ainsi la volonté des autorités ivoiriennes de bâtir une école plus performante, inclusive et adaptée aux défis du XXIᵉ siècle.

S.A