CAN Maroc 2025 :
Les Éléphants posent leurs valises à Agadir

Selon fratmat info, Après l’épisode victorieux de Marrakech, un nouveau défi attend les Éléphants de Côte d’Ivoire. La sélection ivoirienne a rejoint, hier, la ville d’Agadir, théâtre de son prochain choc face à l’Égypte, la nation la plus titrée de la Coupe d’Afrique des nations.

Partis de la ville ocre aux environs de 15 heures, Emerse Faé et ses joueurs ont parcouru un peu plus de 250 kilomètres par la route, à bord d’un autobus. Un trajet d’environ trois heures qui, loin d’être contraignant, s’est révélé bénéfique pour le groupe, offrant aux joueurs un moment de détente et de découverte.

À leur arrivée, les Éléphants ont été chaleureusement accueillis par des supporters ivoiriens venus spécialement d’Abidjan, ainsi que par le personnel de leur lieu de résidence, l’hôtel Be View, un complexe luxueux situé en bord de mer.

Dès ce jour, les Ivoiriens effectueront leur première séance d’entraînement à Agadir, assortie de la reconnaissance de la pelouse, en prélude à la rencontre très attendue de demain à 19 heures face à l’Égypte.

Un voyage apaisant au cœur du Maroc

Contrairement à un déplacement aérien, ce voyage par la route a permis à la délégation ivoirienne de découvrir une autre facette du Royaume chérifien. Quitter Marrakech pour rallier Agadir, c’est traverser un Maroc spectaculaire, façonné par la pierre, la lumière et le silence.

Quel que soit l’itinéraire emprunté, l’Atlas s’impose comme une évidence. Majestueuse et imposante, la chaîne montagneuse se dresse à perte de vue, semblant barrer l’horizon comme une muraille naturelle. À gauche, des sommets parfois enneigés dessinent de délicates lignes claires sur des roches sombres. À droite, des reliefs arides s’étirent, puissants et immobiles, figés dans une éternité minérale.

À mesure que la route serpente, les variations d’altitude se font sentir. De légers bourdonnements aux oreilles rappellent aux voyageurs qu’ils gagnent ou perdent rapidement de la hauteur, ajoutant une dimension sensorielle à l’expérience du trajet.

Face à un tel spectacle, les passagers ne résistent pas. Téléphones et caméras sont dégainés pour tenter de capturer cette immensité, même si aucune image ne parvient réellement à traduire la sensation d’être enveloppé par le paysage. « Je me rends souvent à Agadir, mais je reste toujours impressionnée », confie Nelly Marchand, une touriste française rencontrée sur le trajet, encore émerveillée.

Par endroits, les teintes ocre du désert marocain cèdent la place à des oasis inattendues, éclats de verdure surgissant comme des promesses de fraîcheur au milieu de l’aridité. Trois heures quarante-deux minutes pour parcourir 248 kilomètres, avec une courte pause d’une vingtaine de minutes, et pourtant, le temps semble suspendu, absorbé par la beauté du décor.

Le regard attentif perçoit aussi les longues clôtures métalliques protégeant certaines zones montagneuses, ainsi que des habitations modestes, parfois accrochées aux flancs de la roche. Même les lignes à haute tension rappellent que la modernité s’invite jusque dans les replis les plus austères du relief.

Agadir, entre douceur et sérénité

Peu à peu, Agadir apparaît. La ville accueille le visiteur avec ses dominantes bleues et blanches, une atmosphère apaisante qui contraste avec la rudesse des montagnes. Les petits taxis rouges et les grands taxis blanc-jaune sillonnent calmement les artères, dans une ambiance qui évoque, par sa quiétude, la capitale Rabat.

Ainsi, avant même que le ballon ne roule et que les projecteurs ne s’allument pour le duel entre la Côte d’Ivoire et l’Égypte, le voyage Marrakech–Agadir s’impose comme un prélude majestueux. Une véritable leçon de géographie vivante et de poésie naturelle, rappelant que la CAN 2025 ne se joue pas seulement sur la pelouse, mais commence aussi sur les routes du Maroc, au cœur de l’Atlas, sentinelle immuable d’un royaume éternel.

S.A