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Une rencontre fructueuse entre acteurs Ivoiriens et Français du végétal à l’initiative de VEGEPOLIS VALLEY

A l’initiative de  VEGEPOLIS VALLEY  qui effectue une mission du 24 au 28 novembre 2025, en Côte d’Ivoire, des acteurs Ivoiriens et français exerçant dans le secteur du végétal se sont rencontrés à  Abidjan.

Ce pôle de compétitivité du végétal implanté dans 4 Régions françaises : Pays de la Loire, Auvergne–Rhône-Alpes, Bretagne et Centre-Val de Loire. Il soutient et rassemble les acteurs de toute la chaîne de valeur du végétal, de la génétique aux usages ;

Autour d’un repas, les participants ont échangé et  évoqué des perspectives de collaboration, de quoi renforcer davantage l’objectif  visé par ce pôle de compétitivité à travers le Projet « Accélérateur du Végétal en Côte d’Ivoire » (AVECI), un Projet de  France AgriMer, et porté par VEGEPOLYS VALLEY.

AVECI  qui prend fin en décembre 2025, vise plusieurs objectifs dont le soutien et le renforcement des partenariats décentralisés entre les régions, la promotion et l’émergence de projets collaboratifs en acteurs Ivoiriens et Français, la construction de relations de confiance entre les deux pays.

Cette rencontre a été coordonnée le mercredi  26 novembre 2025 par Claudia D’Oliveira De Ramos, Responsable de Projets et de Réseaux Internationaux chez VEGEPOLIS VALLEY qui conduit cette mission qui s’achève le 28 novembre 2025.

Michel Dalee, représente une entreprise qui fait des granules à partir de résidus de masse végétale et forestière afin de remplacer le charbon de bois pour la cuisson. Elle propose à la fois des ventes de granules et de cuisinières.

« L’objectif c’est de trouver une solution à la déforestation en évitant d’utiliser du charbon de bois, mais aussi d’avoir une solution pour les femmes en leur offrant une solution de cuisson qui les empêche d’ingérer de la fumée et jouer sur le pouvoir d’achat parce qu’il sera moins cher que le charbon, plus efficace et moins polluant », explique M. Dalee , ajoutant que des réflexions sont en cours pour la possibilité d’étendre cette initiative sur l’ensemble du territoire.

Pour lui, cette rencontre permet d’identifier de potentiels partenaires « pour monter des entreprises, créer des emplois et évoluer ensemble », et aussi se servir des expériences de devanciers, apprendre de leurs erreurs afin d’adopter les « bons schémas ».

« Il y a un marché en Côte d’Ivoire. La population demande, il y a de réels besoins, il faut trouver des solutions qui puissent s’adapter aux réalités locales en terme de coût, pour que les gens gagnent mieux leur vie. Si on gagne mieux sa vie et en plus on a un impact sur le pouvoir d’achat parce que le produit qu’on propose est moins cher, contrairement à ce que la population utilise aujourd’hui, on y gagne doublement. », a-t-il affirmé.

 

Projets ambitieux et innovants

 

Projet collectif et collaboratif, AVECI inclut également les volets recherches et formation donc les collaborations en ce sens ne seront que bénéfiques pour les deux pays.

Participer à cette rencontre entre acteurs Ivoiriens et Français est un moyen de s’imprégner des réalités locales pour mieux  orienter les actions menées dans le cadre de ses différents projets, comme l’explique Laurent Balique chargé d’affaire et valorisation pour l’Institut de recherche pour le développement  (IRD)  et le Centre de coopération Internationale en Recherche (CIRAD).

Il  porte un projet dénommé CONNECT AO qui vise à faciliter l’accès à la recherche pour le secteur privé en Afrique de l’ouest, un projet axé sur le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Il sera exécuté en 2026 et vise à mettre en place un atelier d’idéation, un consortium d’intelligence collective, qui va rassembler recherche et entreprise, acteurs sociaux, économique institutions, bailleurs pour monter des programmes, des partenariats publics-privés de recherche et de développement.

« L’idée c’est de comprendre la tendance ivoirienne les besoins, les demandes. Au-delà de cela, essayer de voir les intérêts, les thématiques globales, qui pourraient être intéressantes pour nous (…)  voir quelle synergie établir et comment la recherche  peut s’insérer dans ce nouveau programme et  dans toute cette dynamique ».

Herman Christian Kouassi Directeur Général de SUP AGRO, dans le cadre du projet AVECI, ambitionne de mettre en contact le personnel de cet établissement pour développer des partenariats avec des écoles françaises sur les questions de formations liées aux jeunes et au secteur agricole.

Il entend nouer des partenariats pour avoir des enseignants dans le secteur agricole qui puissent accompagner nos étudiants, avoir des interactions avec des professeurs français et faire des programmes d’échange.

Diallo Oumar PCA de la coopérative SCOOPAAK qui intervient dans le domaine du CACAO, du café, des intrants agricoles, estime que ce genre de connections est à saluer puisqu’elle permet aux acteurs de s’imprégner des difficultés rencontrées par les planteurs et de trouver des solutions innovantes.

« Nous avons discuté avec des personnes de domaines divers.  Des idées ont été émises et peuvent aboutir à la création d’autres entreprises. ( ..)  Nous avons évoqué aussi les problèmes rencontrés par les planteurs.  Nous sommes par exemple  à la recherche de partenaires qui pourraient fournir des machines pour l’épandage des engrais afin d’éviter aux planteurs d’avoir un contact direct avec les engrais », a déclaré M. Diallo.

Dion Bonka Béranger, porteur du projet de la labellisation de l’huile rouge de Man en indication géographique protégée (IGP), voit en cette rencontre une occasion de diversifier les collaborations.

La transformation agroalimentaire notamment l’équipement de procès, d’emballage, de froid est une filière prise en compte par ce Projet, ce qui constitue une aubaine pour des entrepreneurs comme Victor Nono, président-fondateur d’ASFOOD. A travers sa Structure française, AS FOOD international, et sa filiale ivoirienne AS FOOD Côte d’Ivoire, il Intervient dans la valorisation des produits vivriers africains.  Il transforme dans des mini-usines conteneurisées les fruits en  jus et les légumes en purée stabilisés pour être conservés à température ambiante pendant plusieurs mois. Cette entreprise fait également de l’accompagnement pour l’exportation des produits vivriers en Côte d’Ivoire. Pour lui, ce pays est une belle vitrine, le bon endroit pour de nouvelles opportunités et démarrer un projet qui va s’étendre à toute l’Afrique.

Au cours de cette mission en Côte d’Ivoire la délégation de VEGEPOLIS a  eu des Rencontres institutionnelles, des échanges techniques et effectué des visites de terrain. Elle a également présenté les grandes orientations du futur catalogue qui regroupe des acteurs du végétal en France et en Côte d’Ivoire.

 

 

Mireille Yapo