Le 6 juillet 1967, débutait une guerre civile dans la partie sud-est du Nigeria, à suite à l’annonce de la sécession du Biafra, une des parties les plus riches en ressources minières, pétrolières et agricole du pays.
Après l’indépendance du Nigeria en 1960, les rivalités ethniques fragilisent le pays. Mécontents de la gestion de leurs ressources pétrolières et réclamant davantage d’autonomie, les Igbo de l’est font sécession le 30 mai 1967 en proclamant la République du Biafra (avec pour capitale Enugu), déclenchant ainsi une guerre civile dirigée par le colonel Odumegwu Emeka Ojukwu.
Ce conflit, qui dura près de trois ans, entraîna une famine dévastatrice et la mort de plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants, victimes de la violence et de la faim.
L’échec de la sécession se confirmera en janvier 1970 avec l’exil d’un de ses instigateurs, le général Odumegwu Emeka Ojukwu, la fin des combats et la signature de la capitulation à Lagos, le 15 janvier. La “République du Biafra” est rayée de la carte.
