Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle a annoncé l’entrée en vigueur du nouveau carnet international de vaccination en Côte d’Ivoire à compter du 15 avril 2026. L’information est contenue dans une note officielle signée par le directeur de cabinet adjoint, le Pr Kountelé Gona Soro. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de renforcer la sécurité sanitaire.
Conforme au Règlement sanitaire international (RSI 2005), ce document constitue désormais la preuve officielle de vaccination contre la fièvre jaune. Il devient un outil essentiel de contrôle aux frontières et un élément central du dispositif de sécurité sanitaire.
Cette réforme vise notamment à appliquer l’amendement de l’annexe 7 du RSI 2005, qui établit la validité à vie du vaccin contre la fièvre jaune, en vigueur depuis juillet 2016 dans les pays signataires. Elle ambitionne également de renforcer la sécurité et la traçabilité du carnet, de mettre à jour les informations sur les praticiens et les usagers, et de moderniser le document pour en faciliter la lecture et l’intégration dans les systèmes numériques.
Selon les autorités sanitaires, le nouveau carnet sera délivré systématiquement à toute personne vaccinée contre la fièvre jaune, au coût de 5 500 FCFA. Un duplicata pourra être obtenu pour 3 500 FCFA, sur présentation d’un justificatif (ancien carnet, copie, carte de vaccination ou preuve d’immunisation issue des registres de l’Institut national d’hygiène publique – INHP). Les tarifs restent inchangés et les duplicatas ne concernent que les carnets délivrés en Côte d’Ivoire.
Dès le 15 avril 2026, le document est disponible à l’INHP, dans ses antennes, ainsi qu’aux postes de contrôle sanitaire aux frontières terrestres, maritimes et aériennes. Une période transitoire de six mois, jusqu’au 15 octobre 2026, est accordée pour le remplacement des anciens carnets.
À travers cette réforme, le gouvernement ivoirien entend renforcer son dispositif de prévention et de surveillance sanitaire. Le ministère appelle les populations, les voyageurs, les professionnels de santé et les partenaires à se conformer à ces nouvelles dispositions, essentielles pour la protection de la santé publique aux niveaux national et international, d’après abidjan.net.
Par AMINATA
