Le 16 juin 1976, entre 10 000 et 20 000 lycéens noirs entreprenaient une marche pacifique dans les rues du grand township noir de la banlieue de Johannesburg après l’instauration de l’afrikaans (d’origine européenne) une langue officielle d’enseignement, à égalité avec l’anglais par le gouvernement.
Les étudiants refusant d’étudier dans la langue de la minorité blanche au pouvoir, qu’ils considèrent comme « la langue de l’oppresseur » manifestaient.
Cette marche dégénéra en émeute, quand la police intervient en ouvrant le feu pour empêcher la marche, faisant des dizaines de victimes. Les conflits s’étendront à d’autres régions du pays pendant environ huit mois. Le bilan total est estimé à plus de 500 morts des milliers de blessés.
Cet événement historique constitue un tournant majeur du soulèvement la révolte anti-apartheid en Afrique du Sud tout en mobilisant la jeunesse et la communauté internationale contre le gouvernement sud-africain.
Chaque année, le 16 juin est célébré comme un jour férié national appeler la Journée de la jeunesse (Youth Day) en Afrique du Sud en mémoire aux victimes des émeutes de Soweto et cette date est devenue la Journée de l’enfant africain.
